De rencontre en rencontre, de rendez-vous en rendez-vous, j’observe la difficulté qu’ont les parents pour comprendre les souffrances ou le mal-être de leurs enfants, de leurs ados, ce qui est évidemment bien normal.

Nous avons toutes et tous été des ados. Souvenez-vous des facilités de communication avec les parents ; vous savez, ceux-là même qui ne pouvaient vous comprendre, car ce ne sont que des parents. J’évite l’expression de “vieux cons” par respect, égoïstement, pour ma condition de père maintenant :). 

Qu’ils reçoivent de l’affection, un cadre organisé et du bonheur ou à l’inverse en étant complètement mis sur la touche, les enfants voient leurs parents comme le symbole de l’autorité, le modèle, l’adulte “qui sait”. 

En grandissant les choses se compliquent et les ados commencent à comprendre que leurs parents ne sont pas les êtres parfaits souvent idéalisés. Ils ont aussi des défauts. 

Si les défauts de nombreux parents ne sont que des détails très humains, il n’en reste pas moins que le parent reste un modèle, malgré une image un peu écornée.

Un parent dépressif, un parent malheureux reste un modèle. Si l’ado n’a pas la force de se détacher et de prendre un recul suffisant, il est presque certain qu’il va reproduire consciemment ou inconsciemment ce que les parents ont vécu, fait ou dit.

Un parent dépressif qui voit son ado en mal-être, aux idées sombres, qui va tenter de l’aider ou de le “faire aider”, doit aussi se remettre en question. L’ado reste le miroir de ses propres émotions.

Bien accompagné(e), l’ado ira mieux, mais si le ou les parents n’ont pas réglé leurs propres problèmes, ils risquent de mettre en difficulté le mieux-être de leur enfant qui a déjà, physiologiquement et psychologiquement, un mal fou à équilibrer sa balance des émotions.

La sophrologie est bien entendu un excellent outil d’accompagnement en collaboration avec le ou les thérapeutes de vos ados, mais pour vous aussi, les parents 🙂

À bientôt,
Loïc.

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